Qui suis-je ?

Mon chemin professionnel est long, illuminé de belles rencontres et de fabuleuses découvertes. Il est aussi jonché de déceptions, frustrations, incompréhensions. Il m’a fallu beaucoup de temps pour arriver à porter un regard bienveillant mais critique sur toute la route parcourue. Un coup d’œil salutaire dans le rétroviseur qui fait ce que je suis maintenant.

Ma route professionnelle a commencé sous les auspices de l’ingéniérie logicielle. Pour paraphraser Fred Brooks, fabriquer du logiciel c’est construire des châteaux dans les nuages. C’est compliqué et vaporeux. Toute ma production de développeur d’applications logicielles pourrait tenir dans une carte microSD - 0,05 grammes. Une fraction de secondes suffirait à effacer à tout jamais chaque ligne de code que j’ai produite. Donner du sens à son travail est parfois difficile…

Heureusement il y a l’humain. Les années aidant, j’ai pensé que j’étais le plus apte à mener une équipe entière vers le succès. C’était vrai, en partie, c’était faux aussi. J’ai appris que l’autorité de compétence est un leurre. Un bon ingénieur n’est pas nécessairement un bon manager, loin s’en faut. Pour devenir un bon leader il faut aussi apprendre, s’interroger sur soi-même et sa relation au monde. Il faut de l’humilité. Il faut de la bienveillance. Il faut de la confiance.

Ici a débuté mon chemin d’apprentissage de la complexité de l’humain. Cela a commencé par des formations aux pratiques agiles, complétées par des lectures, éblouissantes, bousculantes voire dérangeantes mais ô combien nécessaires pour questionner mes croyances et revisiter mes actions. Dix années de leadership agile m’ont forgé une solide confiance dans les capacités insoupsonnnées du collectif. L’intelligence n’est pas le fait de chaque membre de l’équipe. Elle émerge spontanément du collectif avec une incroyable puissance pour peu que l’on prenne soin de la nourrir correctement.

Ensuite est venu le moment de créer moi-même mon organisation avec des compagnons de route fidèles et passionnés. C’est un changement de paradigme professionnel incroyable que de passer du statut de collaborateur à celui de dirigeant. Cette aventure entrepreuneuriale dure depuis 13 ans maintenant et elle nécessite de nouvelles compétences, une nouvelle compréhension de l’organisation. C’est ce point d’inflexion dans ma carrière qui m’a amené à devenir un coach professionnel. Il me fallait des outils d’observation au-delà du commun. Éric Berne et l’analyse transactionnelle ont été pour moi une révélation. Il me fallait aussi gagner une posture de pouvoir pour en éliminant toutes les scories du pouvoir sur. Être coach professionnel, c’est savoir allier une foi inébranlable en la capacité de l’humain à un cadre de référence profond et technique. On ne nait pas coach professionnel mais on nait avec une fibre, une prédisposition particulière à orienter tout son être vers l’Autre.

Aujourd’hui ma route me permet de traverser avec joie le cadre de référence de l’approche systèmique et stratégique. Des penseurs comme Bateson, Watzlawick et bien d’autres ont forgé une approche unique de l’humain et de son système pertinent qui prend tout son sens dans le geste du coach professionnel.

Aujourd’hui, si je continue un peu à construire des châteaux dans les nuages par plaisir, je déploie surtout mon intervention de coach professionnel dans la complexité humaine et relationnelle avec passion.

Olivier Molero